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À première vue, on pourrait croire que Didier Jean et Zad sont trois bons copains qui se retrouvent de temps en temps pour se raconter des histoires. Mais il n’en est rien ! Ils sont deux, et ça suffit bien.

Un jour, ZAD vint tirer par la manche son compagnon de jeux, Didier JEAN, alors très occupé à martyriser son piano :
“ S’il te plaît, lui dit-elle, inventons une histoire... que je puisse la dessiner !”

Et voilà, le mal était fait ! Le bougre saisit la balle au bond, entamant alors avec sa compagne une partie de ping-pong verbal qui n’est toujours pas terminée. Dans ce jeu, pas de gagnant, pas de perdant, mais deux olibrius qui, tantôt illustrant, tantôt écrivant, cultivent leur imaginaire comme on élève des orchidées.

Leur méthode de travail tient de la gourmandise : tandis que Didier prépare une savoureuse crème au chocolat, un coulis à la framboise ou encore une chantilly, Zad s’en empare et les pose sur sa palette pour donner des couleurs à leurs dessins.
Cela explique peut-être pourquoi les lecteurs ont tendance à dévorer leurs livres...
Ce tandem insolite vit sans certitudes, sauf peut-être une seule: il faut créer pour sourire à la vie
ZAD vue par Didier JEAN
Imaginez-là, brune, avec un sourire épanoui. Elle porte une robe, vous regarde droit dans les yeux et vous parle. Ses mains graciles, couvertes de pastel, dansent dans la lumière. Vous demandez à voir. Elle a un petit rire inattendu, pivote sur elle-même et d’un geste vif, vous montre ses oeuvres : un personnage bondissant, éclairé de dos, attendant sur un chevalet l’inspiration ; une illustration richement colorée pincée sur une corde tendue... Zad est chez elle et ses mots frottés résonnent un instant entre les quatres murs de son atelier puis se dispersent comme des oiseaux. Elle a un morceau d’équateur qui vous réchauffe le coeur, mais je vous préviens, elle est aussi fragile qu’humaine. Lorsque son regard vacille, sa petite flamme faiblit par à coups, elle a besoin de lumière pour vivre et s’exprimer. Un peu d’oxygène, un bon sommeil et là revoilà fraîche et splendide. Je vous le disais, la vie appelle la vie.